Paroles de convertis – Partie 2 đŸŽ™

Dans cette deuxiÚme partie, Jules, Raphaël, Rosalinda et un autre membre anonyme se confient sur leur cheminement spirituel. Merci à eux pour leur partage et leur témoignage !

Ghizlaine : Salam ! Alors on va commencer ! Est-ce que chacun peut se prĂ©senter, dire son niveau dans les Ă©tudes et depuis quand vous ĂȘtes musulmans, et donc que vous vous ĂȘtes convertis ? 

Jules : Moi, c’est Jules. Et je suis converti depuis 2019. Ça remonte Ă  la L1.

Rosalinda : Moi c’est Rosalinda, je suis en M1 AID, Affaires Internationales et DĂ©veloppement, et je suis convertie depuis un peu plus de deux ans.  Et pour le voile (je le prĂ©cise parce que je sais qu’il y a des convertis qui le portent direct), moi c’Ă©tait en juillet 2022, donc un an et demi.

C* :  Je suis Ă©tudiant Ă  Dauphine et ça fait deux ans Ă©galement que je suis converti. 

RaphaĂ«l : Je m’appelle RaphaĂ«l et je suis converti depuis un peu plus de trois ans. Et bon, je ne suis plus Ă  Dauphine, mais j’Ă©tais en finance l’annĂ©e derniĂšre.

Ghizlaine : Avant de parler vraiment du Ramadan, est-ce que vous pourriez en dire un petit peu plus par rapport Ă  votre conversion ? Les obstacles que vous avez pu rencontrer et la rĂ©action de votre famille notamment. 

Jules : Moi, je suis dans une famille d’athĂ©s. Je pense que ça a ses avantages et inconvĂ©nients, parce qu’au moins, il n’y a pas d’autres religions ce qui peut rendre les choses plus complexes. Quand, je me suis converti, j’ai l’impression que c’Ă©tait un peu en fin de crise d’ado. Je me cherchais un peu, j’ai commencĂ© Ă  me poser des questions assez philosophiques, des questions globales sur la vie, la mort, la crĂ©ation, notre rĂŽle, etc.. J’ai commencĂ© Ă  faire des recherches sur les religions qui pourraient rĂ©pondre Ă  mes questions. Je me suis renseignĂ© sur les 3 religions monothĂ©istes. Je demandais beaucoup Ă  mon pĂšre qui est passionnĂ© d’histoire, puis je me suis fait mon propre avis Ă  l’aide de livres et de vidĂ©os. Mon but Ă©tait dĂ©jĂ  de comprendre le lien qui unissait ces trois religions. 

J’ai perçu le judaĂŻsme comme ayant une approche plus rĂ©servĂ©e et le christianisme plus riche en complexitĂ©.

En me renseignant sur l’islam, j’ai compris qu’il Ă©tait le prolongement des deux autres religions, en rectifiant les erreurs et modifications apportĂ©es par l’homme. J’ai donc trouvĂ© Ă©normĂ©ment de similitudes avec ces derniĂšres, ce que j’ignorais auparavant. J’ai donc achetĂ© un Coran. Le message y Ă©tait simple, clair, me parlait et y Ă©tait logique : l’Islam est la derniĂšre religion, celle de vĂ©ritĂ©, qui vient parfaire et corriger les altĂ©rations humaines.

En parallĂšle de ces recherches, je prĂ©cise que j’ai toujours Ă©tĂ© entourĂ© de musulmans depuis le collĂšge. Ils ont toujours Ă©tĂ© un exemple de respect, de maĂźtrise de soi, de valeurs humaines et de partage. J’ai toujours Ă©tĂ© attirĂ© par ce qui unissaient ces personnes de mon entourage. Naturellement, Ă  cette pĂ©riode de ma vie, je leur ai posĂ© beaucoup de questions, et ils ont Ă©tĂ© d’une grande aide dans ma comprĂ©hension.

C’est une pĂ©riode qui a durĂ© quelques mois, au bout de laquelle, sans m’en rendre compte, j’Ă©tais dĂ©jĂ  croyant. J’interagissait avec le monde qui m’entourait en le percevant comme une crĂ©ation, et plus le fruit d’un simple hasard. L’islam est venu petit Ă  petit dans mon cƓur durant cette pĂ©riode.

J’ai fini par l’officialiser, tout s’est bien passĂ© avec ma famille al Hamdulilah, je n’ai pas eu de problĂšme.

Rosalinda : Moi, en revanche, c’est chaotique. Ça fait trĂšs longtemps que j’y pense. Ça fait vraiment depuis que je suis petite, en soi, que je me pose des questions. Dans ma famille, on est chrĂ©tien et tout. Chez les Congolais, c’est trĂšs axĂ© religion. Donc, j’ai Ă©tĂ© baptisĂ©e, j’ai eu tout ça .Mais en mĂȘme temps, je ne me sentais pas Ă  ma place. C’Ă©tait un petit peu bizarre. Donc, j’ai commencĂ© Ă  faire des recherches. J’ai toujours eu des amis musulmans aussi. Donc, en grandissant, j’ai commencĂ© Ă  intĂ©grer des petites choses dans mon quotidien. Par exemple, ça me paraissait Ă©vident que je n’allais pas manger du porc quand j’allais ĂȘtre avec eux. Personne ne me le demandait, mais c’Ă©tait totalement Ă©vident pour moi. J’Ă©tais tout aussi excitĂ©e que pendant le Ramadan et tout. Et petit Ă  petit, j’en ai parlĂ© Ă  ma meilleure amie, qui elle est musulmane et dans une famille musulman. Du coup, on a parlĂ© de la conversion et j’ai sautĂ© le pas. Je savais que ça allait arriver. Donc, voilĂ . Et avec la famille, c’est catastrophique. 

Ghizlaine : Tout le monde sait dans ta famille que tu es musulmane ? 

Rosalinda : Ma famille proche, eux, ils savent. Ça s’est trĂšs mal passĂ© au dĂ©but. Parce qu’en plus, j’Ă©tais pas sur place quand je lui ai dit. J’Ă©tudiais aux Etats-Unis. Donc, je lui ai dit quand j’Ă©tais aux Etats-Unis. Je rentrais quelques mois plus tard. Je devais me cacher et tout. Et ensuite, j’ai commencĂ© Ă  porter le voile. Donc lĂ , ça a Ă©tĂ© le cataclysme. Et ensuite, l’annonce du mariage n’en parlons pas. Donc… C’est compliquĂ©. 

C* : Moi, comme je disais tout Ă  l’heure, ma mĂšre est française, mais elle n’est pas convertie. Mon pĂšre lui est musulman sauf que je n’ai pas pu tant que ça vivre avec lui pendant mon enfance. Mais du coup, quand je me suis converti, ça n’a posĂ© aucun problĂšme chez moi et avec ma famille puisque la moitiĂ© de ma famille est musulmane et l’autre moitiĂ© n’avait dĂ©jĂ  aucun problĂšme avec le fait que ma mĂšre se soit mariĂ© avec un musulman.

Ghizlaine : Et est-ce que tu aurais des choses à préciser par rapport à la conversion ?

C* : Franchement, je n’ai jamais su l’expliquer. J’ai Ă©galement, dans mon entourage, plein de potes musulmans, mais je n’ai pas que ça. Franchement, je ne saurais trop dire.

RaphaĂ«l : Alors du coup, moi, je suis une famille franco-polonaise. Ma mĂšre, elle est française, une famille chrĂ©tienne de tradition. Mon pĂšre est polonais-juif. Donc, mes deux parents, ils ont des cultures assez diffĂ©rentes. Mais ils ne sont pas vraiment croyants. Ils n’ont jamais donnĂ© d’Ă©ducation religieuse. DĂšs que je leur ai dit que je m’Ă©tais converti, ils n’ont pas eu de problĂšme avec ça. Et mĂȘme au quotidien, ça ne pose pas de problĂšme. Ma petite sƓur, pareil. Vraiment, elle n’a aucun problĂšme avec ça. Au contraire, ils sont trĂšs curieux. 

AprĂšs, ma famille, plus Ă©loignĂ©e, on va dire, mes grands-parents, tout ça, mes oncles, mes tantes, j’avoue, ils ne savent pas. En fait, je n’ai jamais vraiment eu le besoin de le leur dire. Je ne sais pas trop comment ils pourraient rĂ©agir. Je pense pas mal, mais un jour, ils le sauront. 

Sinon, par rapport au cheminement, moi, ce qui m’a quand mĂȘme questionnĂ© sur le principe de religion, c’est que j’ai perdu mon grand-pĂšre paternel quand j’Ă©tais en premiĂšre. Et Ă  partir de ce moment-lĂ  – c’Ă©tait quelqu’un que j’aimais beaucoup – je me suis vraiment questionnĂ© sur des questions auxquelles je n’avais jamais rĂ©flĂ©chi de base. Sur la vie, la mort, qu’est-ce qu’on fait ici ? Et du coup, j’ai commencĂ© Ă  lire les livres de la religion de mes parents. Je n’ai pas trouvĂ© de rĂ©ponse. 

D’un autre cĂŽtĂ©, j’ai toujours eu beaucoup d’amis musulmans et Ă  force de les frĂ©quenter, j’ai commencĂ© Ă  me rapprocher des questionnements autour de l’islam. J’avais Ă©normĂ©ment de questions et Ă  mesure que je creusais sur l’Islam, j’avais l’impression de me rapprocher de la vĂ©ritĂ©, et certaines questions qui trainaient dans ma tĂȘte depuis des annĂ©es ont commencĂ© Ă  s’Ă©claircir subhanAllah. Notre but ici bas, la vie aprĂšs la mort, la notion d’Ă©preuve, la justice, l’Ă©quitĂ©, le bien, le mal, le destin… Jusqu’Ă  un moment oĂč je n’avais plus aucune question : l’Islam a rĂ©pondu Ă  absolument tout, sans aucune exception. Au dĂ©but, je faisais un peu comme si de rien n’Ă©tait, mais un moment j’ai du me rendre Ă  l’Ă©vidence et accepter la vĂ©ritĂ© qui est ce magnifique cadeau qu’est l’Islam.

Ghizlaine : Merci Ă  tous pour ce partage. Est-ce que par exemple, vous parlez de religion avec votre famille et au fond de vous, vous avez envie qu’ils soient musulmans un jour. Comment essayez vous de les influencer ? 

Jules : Moi, je ne parle pas parce que je ne veux pas qu’ils se sentent forcĂ©s. Moi, ce que j’essaie de faire, c’est de montrer le meilleur comportement possible, de montrer ce que la religion m’a apportĂ© par rapport Ă  avant, ce que je suis devenu. Eux, ils ne montrent pas Ă©normement d’intĂ©rĂȘts pour l’islam. Mon pĂšre, de temps en temps, me pose des questions. Ma mĂšre, pas du tout. AprĂšs, mon pĂšre, j’ai l’impression qu’il croit en un crĂ©ateur, mais il dit qu’il n’aime pas ce que les hommes ont fait des religions. Du coup, il me pose pas mal de questions. Ça se voit qu’il est intĂ©ressĂ© mais quand mĂȘme un peu rĂ©ticent.

Rosalinda : J’essaie un peu de dĂ©guiser ce que je dis par rapport Ă  l’islam mais je vois qu’elle n’est pas trop rĂ©ceptive. Moi, ma mĂšre, ça la dĂ©goĂ»te presque. C’est… C’est incroyable. Au fond de toi, t’as juste peur de l’inconnu et quand tu creuses un peu, t’es obligĂ© de… Tu ne peux pas faire autrement. T’es obligĂ© de te dire qu’il y a quand mĂȘme une certaine cohĂ©rence quand tu rĂ©flĂ©chis rĂ©ellement parce que nous, on est passĂ© par ce cheminement-lĂ . Il y a eu des questionnements, etc. Et on a fini par comprendre et voir que… que c’Ă©tait comme ça et que ce n’Ă©tait pas autrement. Donc, je pense que ma mĂšre, c’est un petit peu comme ça. Pareil, je lui montre le meilleur comportement possible. Et en fait, c’est tout, parce que discuter, en fait, ce n’est pas possible. Ça lui fait trop peur, je pense. Elle a vraiment cette idĂ©e-lĂ  de ce qu’on donne dans les mĂ©dias, de terrorisme, etc. Je l’ai dit tout Ă  l’heure, mais du coup, moi, c’est ce qui a Ă©tĂ© dĂ©terminant, je pense. J’y ai repensĂ© et en fait, le premier truc qui m’a embĂȘtĂ©e, en fait, trĂšs clairement, c’est comment est-ce qu’on parlait des musulmans dans les mĂ©dias. Mais depuis que je suis petite, la premiĂšre affaire, c’Ă©tait l’affaire Mohamed Merah quand j’Ă©tais petite. Mais Ă  partir de ça, on a commencĂ© Ă  pointer du doigt toute la communautĂ© musulmane. J’avais 12 ans Ă  l’époque. Mais pour moi, c’Ă©tait absolument pas logique. Et aujourd’hui, c’est pareil, en fait. Parce que du coup, maintenant, je fais partie de la communautĂ©. Et donc, il y a des choses que je comprends mieux. 

Ghizlaine : Mais lĂ , du coup, pendant le ramadan, je me dis que genre, par exemple, tes parents ne sont mĂȘme pas au courant que…

Rosalinda : Oui, ma mĂšre, elle n’a toujours pas compris. Elle n’a toujours pas captĂ©. Donc, Ă  chaque fois que je rentre, elle me demande si je vais manger et je lui dis non, t’inquiĂšte, je mangerai plus tard. Et aprĂšs, elle passait Ă  autre chose. Et le matin, quand elle me voit, elle se dit juste que je prends mon petit-dĂ©j, parce que dans tous les cas, j’ai cours assez tĂŽt en ce moment. Parfois, j’essaye de manger avec elle, parce que quand mĂȘme, on a un esprit de partage, parce que c’est quand mĂȘme le mois du partage. Mais la plupart du temps, je mange toute seule. Et il y a une mosquĂ©e dans ma ville, mais c’est pas vraiment Ă  cĂŽtĂ© de chez moi.

Et comme t’as vu, c’est un petit peu tard, le temps que j’y aille, que je rentre et tout, j’ai pas l’occasion de m’y aller. Et j’ai personne avec moi, genre dans mon quartier, pour y aller. On n’habite pas encore ensemble avec mon mari. L’annĂ©e derniĂšre, j’Ă©tais en service civique, j’avais une pote musulmane trĂšs proche. On faisait pas mal de choses ensemble. J’ai ma meilleure amie aussi, qui habite pas trĂšs trĂšs loin, et je vais couper chez elle, je mange chez elle, avec sa famille, etc. Mais lĂ , avec Dauphine, les cours et tout, j’ai moins l’occasion.

Ghizlaine : Et pour les autres ? Comment se passe le Ramadan avec votre famille ? 

Jules : Mon premier ramadan c’était pendant le premier confinement, donc assez spĂ©cial. Ensuite, je suis parti Ă  Evry pour les Ă©tudes, donc je me suis retrouvĂ© un petit peu seul. Du coup, c’Ă©tait plus de temps en temps. Il y avait des potes qui venaient aussi parfois. Et lĂ , aprĂšs, j’ai rencontrĂ© ma femme entre-temps. Du coup,  maintenant, je peux aller chez ma belle-famille.

C* : Moi, quoi qu’il arrive, ça fait quelques annĂ©es. Enfin, ça fait 3-4 ans que je mange tout seul. Parce qu’on n’a plus les mĂȘmes horaires chez moi. Ma mĂšre mange Ă  19h. Ma sƓur mange vers minuit. Et moi, je vais manger Ă  22h entre les deux. Du coup, quoi qu’il arrive, on ne mange pas ensemble. J’ai toujours eu l’habitude de me faire Ă  manger moi mĂȘme, du coup, ça ne change rien pour moi actuellement.

RaphaĂ«l : Du coup, moi, en vrai, je pense qu’il y a beaucoup de choses qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dites. C’est intĂ©ressant, notamment tout ce qui est d’avoir le bon comportement avec mes parents. Moi, c’est pareil. J’essaie vraiment de leur montrer le bon comportement. Et non, moi, franchement, lĂ , j’ai beaucoup d’amis musulmans. Il y a beaucoup de gens qui m’ont invitĂ© Ă  manger chez eux. Puis mĂȘme, en gĂ©nĂ©ral, je vais au Taraweeh avec tous mes amis. Franchement, moi, j’ai une assez bonne communautĂ© dans ma ville. Il y a un bon groupe. 

En ce moment, ce n’est pas trĂšs tard, le mardi. Donc, en vrai, je peux mĂȘme manger avec mes parents Ă  19h30. Ils sont lĂ . Je peux mĂȘme manger avec eux. Donc, oui, ça pose pas du tout de problĂšme. AprĂšs, quand ça va ĂȘtre un peu plus tard, ouais, lĂ , je pense que ça sera peut-ĂȘtre un peu dĂ©calĂ©. Mais en gĂ©nĂ©ral, non, il n’y a pas trop de soucis avec ça. Et puis… Ouais, non, ils sont trĂšs ouverts par rapport Ă  ça. Ils posent des questions, comment ça se passe, tout ça. Et voilĂ . MĂȘme quand je suis le seul, j’aime bien ĂȘtre seul un peu. Je ne pourrais pas le dĂ©velopper, mais c’est super agrĂ©able. Et du coup, voilĂ . Moi, j’aime sentir ce truc-lĂ  de solitude. AprĂšs, peut-ĂȘtre que justement, je suis bien entourĂ© et que les situations sont un peu compliquĂ©es que la mienne. Mais je trouve que vraiment, moi, je me sens rarement seul par rapport Ă  ça.

Ghizlaine : Ok ! TrĂšs bien, merci pour votre partage. Pour finir, j’aimerais bien savoir Ă©galement ce que la conversion a eu comme impact dans vos vies ? Vous avez connu la vie avant l’Islam, et maintenant en Ă©tant musulmans. En terme de bien-ĂȘtre, relations sociales ect, bonheur, que diriez-vous sur la transition entre ces deux pĂ©riodes de vos vies ? 

C* :  Je pense que ça m’a surtout apaisĂ©, permis de mieux me contrĂŽler, de me calmer et de prendre plus de recul sur les situations. D’ailleurs, c’est ce qu’a Ă©galement observĂ© ma famille. J’ai toujours Ă©tĂ© heureux dans ma vie mais c’est comme si j’avais comblĂ© un petit vide, et je n’arrive plus Ă  m’imaginer ma vie sans la religion.

Rosalinda : Pour moi, ça a Ă©tĂ© vraiment un apaisement radical. Il y a vraiment un avant et un aprĂšs. Imagine-toi savoir que tu te poses Ă©normĂ©ment de questions et que quoi qu’il se passe, tu ne trouves pas tes rĂ©ponses. Et un jour Ă  la suite d’un seul Ă©vĂ©nement, tout ce qui se passe dans ta vie concorde. Tout ce qui t’arrive s’explique par quelque chose. C’est ce qui m’est arrivĂ© et ça a beau ne pas ĂȘtre simple, finalement, je n’ai jamais Ă©tĂ© aussi heureuse sur tous les points depuis que je me suis convertie al hamdoulilah.   

Jules : La conversion m’a permis de prendre beaucoup de recul sur la vie en gĂ©nĂ©ral. J’ai appris Ă  relativiser sur des situations difficiles, et Ă  me satisfaire beaucoup plus de ce que j’avais. C’est une sorte de cadre dont j’avais besoin pour me sentir plus Ă©panoui, un guide de bonne pratique de la vie qui me manquait. Cela m’a aussi appris Ă  pardonner aux autres et Ă  moi-mĂȘme plus facilement. J’ai globalement un sentiment d’allĂšgement de mon cƓur depuis que je suis converti. 

RaphaĂ«l :  HonnĂȘtement, une poignĂ©e de mots ne suffira jamais Ă  dĂ©crire Ă  quel point l’Islam a changĂ© ma vie. C’est la plus belle chose qui me soit arrivĂ©e, et parfois je l’avoue, je me questionne sur ce dont Ă  quoi aurait ressemblĂ© le reste de ma vie sans cette grĂące de la part d’Allah ï·».  L’Islam m’a apportĂ© de nouveaux yeux sur ce qu’Ă©tait en essence la vie. C’est comme si pendant toute la partie de ma vie durant laquelle je n’Ă©tais pas musulman, je n’avais pas le plan pour me repĂ©rer dans la carte en apparence anarchique qu’est la vie d’ici-bas. Depuis que j’ai ce guide, al hamdulilah je sais parfaitement oĂč je dois aller ! Je souhaite Ă  n’importe quel humain d’avoir cette grĂące et la possibilitĂ© de vivre ce sentiment incroyable de conscience et de plĂ©nitude que la religion d’Allah apporte au cƓur.


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