بِسْمِ اللّٰهِ ارَّحْمَٰنِ ارَّحِيمِ
Au nom d’Allah le miséricordieux, Celui qui fait miséricorde
ٱلْحَمْدُ لِلَّهِ ٱلَّذِىٓ أَنزَلَ عَلَىٰ عَبْدِهِ ٱلْكِتَٰبَ وَلَمْ يَجْعَل لَّهُۥ عِوَجَا
(Al-Ĥamdu Lillāhi Al-Ladhī ‘Anzala `Alá `Abdihi Al-Kitāba Wa Lam Yaj`al Llahu `Iwajā)
Louange à Allah qui a fait descendre sur Son serviteur (Muhammad), le Livre, et n’y a point introduit de tortuosité (ambiguité) !
Sourate Al-Kahf (18) – verset 1
وَٱلصَّلَاةُ وَٱلسَّلَامُ عَلَى خَيْرِ خَلْقِ اللَّهِ نَبِيِّنَا مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِهِ وَأَصْحَابِهِ وَسَلَّمَ
(Was-şalatou was-salamou `ala khairi khalqi Allahi nabiyna Muhammadin wa `ala alihi wa aşhabihi wa sallam)
Que les prières et la paix soient sur la meilleure des créations de Dieu, notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
Si un bien est à tirer de cet article, toutes les louanges reviennent à notre Seigneur. Et si un quelconque mal en ressort, je suis le seul à blâmer.
J’ai essayé de sourcer un maximum ce que j’ai écrit, les principales sont le Quran, les Hadiths, le livre de l’imam An-Nawawi (qu’Allah lui fasse miséricorde) At-tybian : « Des bons usages relatifs à ceux qui retiennent le Coran ». J’ai également incorporé des remarques de notre professeur bien aimé Cheikh Abu Bakr (sans le préciser forcément), quelques réflexions personnelles que je trouvais judicieuses ainsi que le témoignage de nos frères et sœurs de l’Adem qui apprennent le Quran. Je vous conseille de prendre votre temps pour lire chaque partie et de faire vos propres recherches pour approfondir certains sujets.
Introduction
إِنَّ هَٰذَا ٱلْقُرْءَانَ يَهْدِى لِلَّتِى هِىَ أَقْوَمُ وَيُبَشِّرُ ٱلْمُؤْمِنِينَ ٱلَّذِينَ يَعْمَلُونَ ٱلصَّٰلِحَٰتِ أَنَّ لَهُمْ أَجْرًۭا كَبِيرًۭا
(‘Inna Hādhā Al-Qur’āna Yahdī Lillatī Hiya ‘Aqwamu Wa Yubashiru Al-Mu’uminīna Al-Ladhīna Ya`malūna Aş-Şāliĥāti ‘Anna Lahum ‘Ajrāan Kabīrāan)
Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’ils auront une grande récompense
Sourate Al-Isra (17) verset 9
Le Quran, quel miracle. Un miracle équivalent à ceux qu’ont vécu les Prophètes, sans que l’on en soit témoins. Les détracteurs de l’Islam se demandent quel miracle a touché Muhammad (ﷺ) Imaginez-vous une région du monde avec les meilleurs poètes et les écrivains les plus éloquents, les meilleurs en la matière. Lorsque le Quran est descendu sur le prophète (ﷺ) ces mêmes poètes de renom ont reconnu la beauté de ses versets. Le Quran a été une révolution dans le monde littéraire de la péninsule arabique : de nouvelles expressions dans la langue arabe, un tout nouveau genre littéraire, un texte inimitable. Les premiers grands savants étaient des experts en langue arabe et tout cela a été révélé à notre prophète bien aimé Muhammad (ﷺ) qui était analphabète. Voilà ainsi le miracle qui a touché notre prophète (ﷺ) et dont nous sommes toujours témoins aujourd’hui.
Le Quran est une lumière pour celui qui le lit et encore plus pour celui qui l’apprend. De plus, les mérites liés au Quran sont nombreux et suffisent à combler une âme d’un bonheur immense. Cependant, il faut garder un cap clair sur nos objectifs respectifs et se rappeler dans quel but nous-apprenons la parole de notre seigneur. Cela nous ramène à un sujet crucial dans notre pratique religieuse : l’intention.
I. Pourquoi apprendre le Quran ?
Comme il a été dit dans l’introduction, l’intention est primordiale dans toute affaire de notre vie. Dans son livre sur le comportement de celui qui apprend le Quran, l’Imam An-Nawawi nous dit (page 32) :
Nous rapportons du maître Abû al-Qâsim al-Qushayrî (رَحِمَهُ اللهُ) :
« La sincérité spirituelle (ikhlas) consiste à vouer un culte unique au Dieu Vrai ; autrement dit, elle consiste à vouloir, par ses œuvres d’adoration, se rapprocher de Dieu, et ne vouloir rien d’autre : ni chercher à plaire à une créature de Dieu, ni s’acquérir l’estime des gens, ni gagner l’amitié ou l’estime du monde, ni obtenir pour soi aucune autre chose que se rapprocher de Dieu le Très-Haut. »
Cette notion de sincérité est primordiale quand on étudie et apprend une science d’autant plus pour l’apprentissage du Quran. En effet, la science du Quran est à la base de toutes les autres, comme nous le dit l’imam An-Nawawi dans Majmu Sharh al-Muhaddab (1/38) :
« Ainsi, la première chose par laquelle il (le débutant) devrait commencer est la mémorisation du puissant Quran, qui est la branche la plus importante de la science. Les Salafs n’enseignaient le Hadith ou le Fiqh qu’à ceux qui avaient mémorisé le Quran. ».
Rappelons également le célèbre Hadith portant sur l’intention :
D’après ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit :
« Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention. Celui dont l’émigration a pour fin Allah et Son Envoyé, son émigration sera composée comme étant pour Allah et Son Envoyé. Celui dont l’émigration a pour fin un bas-monde qu’il atteint, ou une femme qu’il épouse, son émigration ne sera comptée que ce vers quoi il a émigré. ».
(Rapporté dans les deux sahih Boukhari (n°6689) et Mouslim (n°1907))
Dans ce Hadith, notre prophète (ﷺ) nous enseigne que les actes valent uniquement par leurs intentions, le mot إِنَّمَا (innama) insiste sur le fait que c’est seulement l’intention qui donne aux actes de la valeur. Pour un exposé plus détaillé sur ce Hadith riche en enseignement je vous renvoie vers le cours audio de notre frère Ahmed sur ce Hadith, qui est disponible dans le drive contenant tous les autres cours sur le commentaire de cheikh Ayoub des 40 Hadith de l’imam An-Nawawi (il s’agit du Hadith n°1)
Pour finir, voici un Hadith qui parle de celui qui apprend une science sans avoir la bonne intention.
عن أبي هريرة رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال
مَنْ تَعَلَّمَ عِلْمًا مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ لله عَزَّ وَجَلَّ لَا يَتَعَلَّمُهُ إِلَّا لِيُصِيبَ بِهِ عَرَضًا مِّنَ ٱلدُّنْيَا، لَمْ يَجِدْ عَرْفَ ٱلْجَنَّةِ يَوْمَ ٱلْقِيَامَة
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque apprend une science par le biais de laquelle on recherche le Visage d’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, en vue d’atteindre un bien de ce bas monde ne sentira pas l’odeur du Paradis le Jour de la Résurrection.
(Jugé authentique, Rapporté par Ibn Mâjah, Abû Dâwud et par Aḥmad)
Il faut donc s’armer de l’intention la plus pure pour notre Seigneur le Très Haut, c’est uniquement de cette manière que l’on pourra obtenir de grands bienfaits.
Mais alors, quels sont les bienfaits liés à l’apprentissage du noble Quran et ceux liés à sa lecture ?
Si l’on devait citer tous les bienfaits il faudrait des centaines d’articles, je me suis permis de faire une sélection pour regrouper les bienfaits les plus forts et les plus remarquables.
Avant de les citer, il faut comprendre que le Quran est un livre à part qui ne ressemble à aucun autre livre, c’est le miracle qui est descendu sur notre prophète bien aimé (ﷺ). Le Quran est une lumière qui fait sortir des ténèbres comme Allah le dit dans sourate Ash-Shura dans le verset 52 :
وَكَذَٰلِكَ أَوْحَيْنَآ إِلَيْكَ رُوحًۭا مِّنْ أَمْرِنَا مَا كُنتَ تَدْرِى مَا ٱلْكِتَٰبُ وَلَا ٱلْإِيمَٰنُ وَلَٰكِن جَعَلْنَٰهُ نُورًۭا نَّهْدِى بِهِۦ مَن نَّشَآءُ مِنْ عِبَادِنَا وَإِنَّكَ لَتَهْدِىٓ إِلَىٰ صِرَٰطٍۢ مُّسْتَقِيمٍۢ
(Wa Kadhalika ‘Awĥaynā ‘Ilayka Rūĥāan Min ‘Amrinā Mā Kunta Tadrī Mā Al-Kitābu Wa Lā Al-‘Īmānu Wa Lakin Ja`alnāhu Nūrāan Nahdī Bihi Man Nashā’u Min `Ibādinā Wa ‘Innaka Latahdī ‘Ilá Şirāţin Mustaqīmin)
« Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n’avais aucune connaissance du Livre ni de la foi ; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit »
Toute chose touchée par le Quran devient la meilleure des choses
- Le Quran est descendu sur notre prophète (ﷺ), il est devenu le meilleur des Hommes.
- Jibril (Paix Sur lui) a été chargé de révéler le Quran, puis a été chargé des tâches les plus nobles et importantes.
- Le Quran est descendu sur notre communauté, elle est devenue la meilleure des communautés conformément à la parole d’Allah dans sourate Al-Imran verset 110 : “Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. […]”.
- Le Quran est descendu durant le mois de Ramadhan, plus précisément pendant la nuit du destin ; le Ramadhan est devenu le meilleur des mois et la nuit du destin la meilleure des nuits.
Je vous invite à faire vos recherches si vous voulez en apprendre plus sur les miracles du Qur’an.
Dans la sourate Az-Zumar verset 23, Allah décrit les croyants qui écoutent le Quran et nous dit dans le sens approché :
« Allah a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont [certains versets] se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l’entendre) ; puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au rappel d’Allah. Voilà le [Livre] guide d’Allah par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Allah égare n’a point de guide. »
On voit ici que les croyants sont ceux dont le cœur frémit à l’écoute du Quran par crainte et amour de Dieu. Il y a 2 cas dans lesquels les croyants se distinguent des non-croyants à l’écoute du Noble Quran :
- Le premier cas est lorsque le Quran est récité
Le croyant tombe en prosternation et se met à pleurer par crainte d’Allah en espérant sa récompense. Dans sourate Al-Isra versets 107 à 109 Allah nous dit :
107 – Dis : « Croyez-y ou n’y croyez pas. Ceux à qui la connaissance a été donnée avant cela, lorsqu’on le leur récite, tombent, prosternés, le menton contre terre
108 – et disent : « Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur est assurément accomplie. »
109 – Et ils tombent sur leur menton, pleurant, et cela augmente leur humilité.
2. Le deuxième cas où le croyant se distingue à l’écoute du Quran est dans le comportement.
En effet, le croyant se doit d’avoir un bon comportement quand il écoute la parole d’Allah comme le faisaient les compagnons (رَضِيَ اللّٰهُ عَنْهُم). Par exemple, il est rapporté par Nafi’ :
« Lorsque ‘Abdallah Ibn ‘Omar (qu’Allah les agrée lui et son père) récitait le Coran, il ne parlait pas jusqu’à ce qu’il ait terminé. »
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4526)
Rajoutons à cela une sunna assez méconnue quant à la lecture du Quran. Je tiens à préciser que le Hadith qui va suivre a été jugé faible bien que plusieurs de nos pieux prédécesseurs ont appliqué cela. Je reprends les mots de l’imam An-Nawawi dans le tybian :
Pleurer en lisant (en parlant du Quran) est un acte qui constitue la marque des gnostiques et le signe des saints adorateurs de Dieu. Dieu le Très-Haut a dit : Ils tombent sur leurs faces en pleurant et leur humilité augmente (Al-Isra, 109). Un grand nombre de Hadith et de traditions des pieux anciens sont rapportées à ce propos, dont la parole du prophète (ﷺ) : Lisez le Coran et pleurez ; si vous ne pleurez pas, simulez les pleurs. (Fin de citation)
Les récits de nos pieux prédécesseurs concernant ce sujet sont disponibles dans le tybian (chapitre 6 section 9) que je vous recommande fortement de lire, ce livre est une véritable perle.
- Le Quran viendra intercéder pour son compagnon le jour de la résurrection (c’est-à-dire celui qui le lisait)
Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) relate : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Lisez le Coran ! En effet, le Jour de la Résurrection, il viendra intercéder pour ses compagnons. Lisez (« Az-Zahrawayn ») les deux lumineuses, sourate : « La vache » et sourate : « La famille de ‘Imrân ». En effet, le Jour de la Résurrection, elles viendront sous la forme de deux nuages, ou de deux ombres, ou comme deux rangs d’oiseaux étendant leurs ailes pour leurs détenteurs. Lisez la sourate : « La vache » car sa mémorisation est une bénédiction et son délaissement est une consternation. En outre, les sorciers [et leur sorcellerie] n’ont aucune emprise sur elle [car elle les réduit à l’impuissance]. » »
(Authentique, Rapporté par Mouslim)
Le prophète (ﷺ) nous exhorte à lire le Quran puis se « limite » à sourate Al-Baqara et sourate Al-Imran et finit par sourate Al-Baqara. Ce qu’il faut comprendre c’est que cela constitue 3 degrés différents :
- celui qui peut lire le Quran a plus de mérite que ceux qui ne liront que Al-Baqara et Al-Imran
- et que ceux qui ne liront que Al-Baqara
Mais dans tous ces cas, cela leur sera bénéfique. Cela montre que tout est facilité dans notre religion, il y a une solution pour chacun et chacun est récompensé selon la grandeur de son acte.
Il (ﷺ) finit en disant que sourate Al-Baqara est une protection contre la sorcellerie. Pour l’anecdote : notre Cheikh avait pour habitude de se faire appeler pour des roqias et il venait avec certitude pour réciter sourate Al-Baqara et repartait ensuite. On voit là l’exemple d’une croyance forte en ce qui nous a été révélé et c’est ce vers quoi chaque croyant doit se diriger pour atteindre la foi sincère et véritable pour satisfaire notre Seigneur. Qu’Allah nous donne la compréhension.
Tout cela émane de la lecture du Quran, mais qu’en est-il de son apprentissage qui est le sujet principal de cet article ?
- Apprendre le Quran élève le rang au paradis selon ce que l’on a appris.
En effet, d’après Abou Said Al Khoudri (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit :
« Il sera dit au lecteur du Coran lorsqu’il rentrera au paradis : Lis et monte. Il va monter d’un degré à chaque verset jusqu’à ce qu’il lise la dernière chose qu’il connaît ».
(Rapporté par Ibn Maja et authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Ibn Maja)
On voit là que le Quran est un bienfait qui dépasse notre vie ici-bas, il sera par la permission d’Allah une récompense pour nous au paradis.
- Il y a également une récompense grandiose qui attend les parents de la personne qui aura mémorisé le Quran.
D’après Bourayda le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :
« Quiconque a mémorisé et appris et appliqué le Coran permettra à ses père et mère au jour de la Résurrection de recevoir une couronne de lumière aussi radieuse que le soleil et ils seront dotés (en plus) de deux habits plus précieux que ce bas monde et ils diront : Pourquoi avons-nous été gratifiés de ces habits ? – Et l’on dira : C’est grâce à l’apprentissage du Coran par votre enfant.
(Rapporté par al-Hakim, 1/756).
Cela vient renforcer le Hadith dans lequel le Prophète (ﷺ) dit que seul 3 choses seront bénéfiques pour le fils d’Adam après sa mort : une aumône continue, une science dont les autres ont bénéficié et une progéniture pieuse qui invoque Allah pour lui. (Rapporté par At tirmidhi)
Ainsi, notre passage dans cette vie est important pour nous en premier lieu mais bénéficie également à nos parents, qu’Allah fasse de nous des enfants profitables à nos parents auprès de Dieu.
- L’apprentissage du Quran est un bienfait qui dépasse de très loin les plus grandes richesses que l’on peut imaginer dans ce monde
عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ: خَرَجَ رَسُولُ اللهِ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَنَحْنُ فِي ٱلصُّفَّةِ. فَقَالَ: أَيُّكُمْ يُحِبُّ أَنْ يَغْدُو كُلَّ يَوْمٍ إِلَى بَطْحَانَ أَوْ إِلَى ٱلْعَقيقِ فَيَأْتِي مِنْهُ بِنَاقَتَيْنِ كَوْمَاوَيْنِ فِي غَيْرِ إِثْمٍ وَلَا قَطْعِ رَحِمٍ؟ فَقُلْنَا: يَا رَسُولَ اللهِ! نُحِبُّ ذَٰلِكَ. قَالَ: أَفَلَا يَغْدُو أَحَدُكُمْ إِلَى ٱلْمَسْجِدِ فَيَعْلَمُ أَوْ يَقْرَأُ آيَتَيْنِ مِن كِتَابِ ٱللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ خَيْرٌ لَهُ مِن نَاقَتَيْنِ، وَثَلاَثٌ خَيْرٌ لَهُ مِن ثَلاَثٍ، وَأَرْبَعٌ خَيْرٌ لَهُ مِن أَرْبَعٍ.
D’après ‘Oqba Ibn ‘Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) est sorti alors que nous étions à Souffa (1) et il a dit : « Lequel d’entre vous aimerait partir chaque matin à Bathan ou à Al ‘Aqiq (2) et revenir avec deux chamelles pleines, sans commettre aucun péché ni rompre de lien de parenté ? ».
Nous avons dit : Ô Messager d’Allah ! Nous aimerions cela.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit :
« Que l’un de vous vienne le matin à la mosquée pour apprendre ou lire deux versets du livre d’Allah est meilleur pour lui que deux chamelles (3), trois versets sont meilleurs pour lui que trois chamelles et quatre versets sont meilleurs pour lui que quatre chamelles ». (Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°803)
- Souffa était une ville où vivaient des gens très pauvres qui vivaient dans la cour de la mosquée du Prophète (ﷺ) car ils n’avaient pas de logement.
- C’est le nom de deux vallées situées à l’extérieur de Médine
- La chamelle était un animal d’une grande valeur à cette époque et pour ces personnes.
C’est là qu’on voit la puissance de la parole d’Allah. Pour faire la comparaison à notre époque, si je peux me permettre, c’est comme si l’on disait qu’apprendre 2 versets du livre d’Allah était meilleur que deux voitures de luxe toute option.
Pour terminer cette première partie, nous allons voir plusieurs preuves du fait que le Quran fait partie des meilleures manières de se rapprocher d’Allah. Pour comprendre cela, il faut connaître le statut des experts et de ceux qui excelle dans le Quran :
Ahlul Quran (أَهْلُ القُرْآن) que l’on peut traduire par les gens du Quran. Cette appellation est parmi les plus nobles que l’on puisse recevoir, elle désigne les personnes les plus proches du livre d’Allah et ainsi les plus proches d’Allah. Ce sont celles et ceux qui lisent le Quran nuit et jour, l’apprennent, adhèrent à ses principes, et s’éloignent de ses interdits. Le terme Ahlul Quran est mentionné dans le hadith suivant:
عن أنس رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: إِنَّ للهِ أهلِينَ مِنَ الناسِ
قالوا: من هُمْ يا رسولَ اللهِ؟
قال أهلُ القرآنِ هُمْ أهلُ اللهِ وخَاصَّتُهُ
D’après Anas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit « Certes Allah a des proches parmi les gens ».
Ils ont dit : Qui sont-ils ô Messager d’Allah ?
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens du Coran (*) sont les proches d’Allah et ses privilégiés ».
(Rapporté par Nasai et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1432)
(*) C’est à dire les gens qui le lisent, l’apprennent, le comprennent et surtout qui le mettent en pratique en adhérant à ce qui se trouve dedans comme croyances, en se conformant à ses ordres et en s’écartant de ses interdits.
Ce sont là de fortes paroles, imaginez-vous être parmi les proches de Dieu le tout puissant, quel honneur et quelle merveille ! De plus, la personne qui récite le Quran avec perfection fera partie des compagnons des anges au paradis et sa récompense est inégalable.
Mais il ne faut pas désespérer de la miséricorde d’Allah si l’on ne fait pas partie de ceux qui récitent avec perfection. Dans sa grande sagesse, Allah réserve deux récompenses aux personnes qui ont de la difficulté à réciter.
D’après Aicha (رضي الله عنه), le Prophète (ﷺ) a dit :
« Celui qui récite le coran parfaitement est avec les généreux anges et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses ».
(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°4937 et Mouslim dans son Sahih n°798 et ces mots sont ceux de Abou Daoud dans ses Sounan n°1454)
Pour clore cette partie, préparez-vous pour une perle parmi les perles, c’est une histoire qui ne peut vous laisser insensible et qui va très certainement vous interpeller.
Dans le livre At-tabsirah (التبصرة) Ibn Al-Jawzi nous parle de L’imam Ahmed et nous dit :
وَقَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ رَضِيَ لله عَنْهُ رَأَيْتُ رَبَّ ٱلْعِزَّةِ عَزَّ وَجَلَّ فِي ٱلْمَنَامِ فَقُلْتُ يَارَبِّ مَا أَفْضَلُ مَا يَتَقَرَّبُ بِهِ ٱلْمُتَقَرِّبُونَ إِلَيْكَ فَقَالَ بِكَلَامِي يَا أَحْمَدُ فَقُلْتُ يَارَبِّ بِفَهْمٍ أَوْ بِغَيْرِ فَهْمٍ فَقَالَ بِفَهْمٍ وَبِغَيْرِ فَهْمٍ
Ce qui se traduit par :
Ahmad ibn Hanbal, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « J’ai vu le Seigneur Tout-Puissant en rêve, et j’ai dit : “Seigneur, quelle est la meilleure chose pour ceux qui s’approchent de toi ?” Il a dit : “Mes paroles, Ahmad”, et j’ai dit : “Seigneur, avec ou sans compréhension”, et Il a dit : “Avec et sans compréhension”.
Lorsqu’Allah parle de ses paroles, Il fait référence au Quran. En ayant fait des recherches, cette histoire est très peu mentionnée, pour ne pas dire pas du tout, dans les ouvrages en français. On voit là la richesse des livres arabes et la source énorme de science qu’ils rescellent. On abordera l’importance de la langue arabe dans notre religion et plus précisément dans l’apprentissage du Quran dans la deuxième partie de l’article.
On pourrait se dire que tout de même la compréhension doit être présente afin de profiter du Quran. Donc cela veut dire que juste le fait de le lire bêtement nous rapproche d’Allah. En fait, tellement le Quran est puissant, sa non-compréhension ne nous empêche pas de nous rapprocher d’Allah. Mais alors pourquoi cela? J’y ai un peu réfléchi et je me suis dit que parmi toutes les formes d’adorations à notre disposition, le Quran a un statut spécial car il est lui-même un des attributs d’Allah: sa parole. Cela n’est que mon interprétation, à vous de méditer dessus et pourquoi pas en rediscuter !
II. Témoignages
Comme annoncé au début de l’article, j’ai recueilli les témoignages de membres de l’Adem qui apprennent le Quran, le texte était assez libre, le but était que la personne parle de son expérience d’étudiant(e) du Quran, donne des conseils, des anecdotes.
1er témoignage d’une sœur
J’ai commencé l’apprentissage du Coran quand j’avais environ 6 ou 7 ans, mais à l’époque, c’était surtout pour pouvoir prier et avoir des petites sourates à réciter. Ma mère me faisait apprendre cinq petits versets par semaine, et je faisais ça sans vraiment comprendre l’importance que ça allait avoir plus tard. Ensuite, vers 8-10 ans, on m’a inscrite à des cours d’arabe, et dans ces cours, il y avait toujours une heure consacrée au Coran, mais, franchement, à ce moment-là, je n’étais pas vraiment investie. Ce n’était pas encore une passion ou un choix que je faisais par amour pour le Coran, c’était surtout une obligation. Mais je ne regrette absolument pas que ma mère m’ait inscrite à ces cours, parce qu’ils ont posé les bases de mon apprentissage. À l’époque, ce qui me motivait surtout, c’était le fait d’y aller avec mon amie Imène, c’était notre petite routine, même si on n’aimait pas toujours ça. Après cinq ans d’arabe, donc vers 14 ans, j’ai commencé des cours de Coran uniquement, mais malheureusement, mon premier prof n’était pas très pédagogue. J’ai quand même appris les bases du tajwid avec lui, mais je n’étais pas épanouie dans cet apprentissage, alors avec Imène, on a décidé de changer de prof. Et là, ça a tout changé. On a trouvé un prof qui était beaucoup plus motivant, et pour la première fois, j’avais vraiment envie d’aller aux cours, on y allait ensemble tous les dimanches, et c’est encore le cas aujourd’hui.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à ressentir un vrai attachement au Coran, surtout après une période difficile.
J’avais traversé une dépression, et c’est dans cette période que le Coran est devenu un refuge. J’ai aussi eu la chance de partir en ‘Omra, et ce voyage a renforcé encore plus mon lien avec le Coran. Ensuite, il y a eu le Ramadan de mon année de terminale où je me suis fixée l’objectif de lire le Coran en entier, de comprendre sa traduction et d’en tirer des leçons. Ce mois-là a été un vrai tournant pour moi, ça m’a fait encore plus aimer ce livre et ce qu’il m’apportait.
Mais tout ça, ça n’a pas été un long fleuve tranquille. J’ai eu des moments de baisse de foi, où j’avais du mal à m’investir dans l’apprentissage. Parfois, c’était par manque de temps, parfois parce que je me sentais hypocrite, comme si je n’étais pas “assez” bien pour cet apprentissage. Heureusement, j’ai toujours été entourée de bonnes personnes. Mon prof, par exemple, m’a énormément soutenue, il m’envoyait des messages pour m’encourager et me rappeler que le Coran ne devait pas être vu comme une charge de travail mais comme un moment de libération. Il m’a dit que c’était normal d’avoir des périodes difficiles, mais que ce qui comptait, c’était de ne pas abandonner. Imène aussi a toujours été là pour me pousser à continuer.
Avec le temps, j’ai compris que le Coran, ce n’était pas juste un projet qu’on “termine” comme un devoir.
C’est un projet de vie, quelque chose qui évolue avec nous.
Ce qui m’a beaucoup aidée, c’est de changer ma méthode d’apprentissage. Avant, j’apprenais phonétiquement, mais dès que j’ai commencé à apprendre directement en arabe, ça a tout changé. J’ai une mémoire photographique, donc le fait de lire en arabe m’aidait à visualiser les versets sur la page. Aussi, comprendre ce qu’on apprend, méditer sur les versets avant de les réciter, c’est essentiel. C’est ce qui m’a permis d’apprécier encore plus l’apprentissage et de vraiment ressentir ces paroles. Aujourd’hui, j’ai une méthode assez structurée : j’apprends une page et demie de Coran par semaine, que je divise sur plusieurs jours : une demi-page le dimanche, une demi-page le lundi, et une demi-page le mardi. Les jours suivants, je consacre mon temps à la révision, non seulement de ce que je viens d’apprendre mais aussi des sourates précédentes pour ne pas les oublier.
J’ai aussi mes récitateurs préférés. Si je veux simplement écouter du Coran pour la beauté de la récitation, j’écoute Fares Abbad, parce que c’était le récitateur préféré de ma grand-mère, et ça me rappelle des souvenirs très précieux. J’aime aussi écouter des récitateurs classiques comme Al-Afasy ou Al-Sudais. Mais pour travailler mes règles de tajwid, j’écoute spécifiquement Ayman Sudays parce qu’il n’a pas forcément de musicalité dans sa récitation, ce qui permet vraiment de se concentrer sur la prononciation des lettres et les règles. Par contre, moi, je ne cherche pas à imiter un récitateur en particulier. Quand je récite, j’essaie surtout de réciter avec mon cœur, et pour ça, je trouve qu’il est essentiel de comprendre ce qu’on dit avant de réciter. Ce que le Coran m’a apporté va bien au-delà de l’apprentissage :
- Il a renforcé ma mémoire,
- m’a donné une discipline,
- et même dans les moments les plus durs, il m’a aidée à tenir bon. Par exemple, quand j’étais en dépression, il y avait des versets qui me remontaient le moral et me rappelaient que je n’étais pas seule. De manière non exhaustive, les versets sont : Al-Baqara v186, Al-Imran v160, Al-Imran v139 et Fussilat v30-31, ash-sharh v5-6.
- Mais ce que ça m’a surtout permis de réaliser, c’est que je n’étais pas nulle. C’est tellement facile de se dire qu’on est incapable ou qu’on ne réussira jamais dans rien, mais le Coran m’a montré que j’étais capable d’apprendre, de retenir, de progresser.
Et réussir dans ce projet de vie, avancer dedans, ça m’a prouvé que j’étais capable, que je pouvais réussir dans quelque chose qui a du sens, quelque chose de précieux. Mais plus que tout, le Coran m’a appris à voir la vie autrement, à me comporter avec plus de sagesse, à chercher à être une meilleure personne. Et c’est quelque chose que je ne remercierai jamais assez ma mère de m’avoir transmis dès mon plus jeune âge. Voilà tout, et merci d’avoir lu mon histoire.
2e témoignage d’un frère
On pourrait parler très longtemps du Quran, mais je vais essayer de faire court. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai appris à lire et écrire arabe étant petit, et j’ai un peu mémorisé le Quran en parallèle mais j’ai tout arrêté à la fin du collège.
Jusqu’ici je ne connaissais que très peu de sourates (les petites genre de Al Asr jusqu’à An nass).
Cependant, j’ai toujours eu un fort lien avec la mosquée.
On arrive ensuite en terminale, pendant les grandes vacances après le bac.
Mon intention jusque là n’avait pas changé je ne comptais pas du tout apprendre le Quran, jusqu’au jour où, en rentrant du sport, je passe par la mosquée hors horaire de prière, et il se trouve qu’il y’avait les inscriptions aux cours de Quran ce jour là.
Comme à mon habitude, je vais passer le salam aux gens qui sont présents, puis aux chouyoukhs…
Jusqu’à ce que j’aille voir le cheikh de la mosquée que je connaissais plus ou moins, juste pour le saluer.
En arrivant, je le salue, puis il me donne une fiche, je ne comprends pas au départ car je ne suis pas venu pour m’inscrire, et il me la donne avec un stylo en me disant « note les informations, tu connais jusqu’à quel sourate etc… » je réponds à ses questions, puis il prend mon numéro et m’ajoute dans le groupe de classe.
Voilà comment en moins de 5min, je suis rentré dans le meilleur univers de la vie d’ici bas, celui du Quran. Qu’Allah bénisse nos chouyoukhs.
Et chacun a son histoire, aujourd’hui vous lisez mon témoignage, et demain vous lirez peut être un autre qui sera différent, mais tous ont une histoire avec le Quran.
C’est là qu’on voit le sens du verset 32 de la sourate Fatir (35) :
« Ensuite, Nous fîmes héritiers du Livre ceux qui de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui font du tort à eux-mêmes, d’autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d’autres avec la permission de Dieu devancent [tous les autres] par les bonnes actions; telle est la grâce infinie. »
En effet, Allah choisi ses serviteurs. Parfois, on n’a pas du tout l’intention de se lancer dans l’apprentissage du Quran, mais Allah nous choisit, nous. On pourrait se demander pourquoi ? Est ce qu’on est légitime d’apprendre Sa Parole ? C’est un autre sujet… en tout cas si Allah vous choisit, c’est que vous en êtes capable et que c’est un bien pour vous.
Et l’apprentissage, c’est dur, c’est un chemin épineux. Comme disent nos savants, le Quran est très jaloux, il suffit que tu le lâches 1 jour, et il te lâchera 1 semaine.
Alors oui, c’est dur, il faut être discipliné, mais avec la persévérance, la méthodologie et la barakah, wAllahi que c’est largement faisable, et même en étant étudiant à dauphine !!!!!
Les mérites du Quran, vous les connaissez déjà, ils ont très bien été étayés dans cet article.
Le Quran c’est une histoire de toute une vie, jusqu’à la mort, et il t’accompagne même après la mort. Et wAllahi que toute personne sincère dans son apprentissage vous dira la même chose :
« L’apprentissage du Quran change une vie ».
Et à vrai dire, c’est même bouleversant, car vous voyez votre vie et votre mentalité radicalement changer, et vous en devenez dépendant. Un jour sans Quran devient impossible.
Il doit être notre meilleur compagnon. Donc lancez vous ! Apprenez le Quran, parce qu’on en a besoin. C’est l’avenir de la oumma qui en dépend. Une oumma forte, c’est une oumma qui connaît le Quran. Et ne rentrez pas dans les pièges de sheytan, car wAllah que sheytan peut tout vous mettre sur votre passage pour que vous arrêtiez l’apprentissage du Quran, même une chose positive. Et je vous dis ça en connaissance de cause. Même si on vous propose des cours de fiqh, 3aqida etc… c’est Quran en priorité, ensuite on verra pour le reste. Et qu’est ce qu’on en connait des gens qui étaient performant dans le Quran, et qui ont arrêté car ils faisaient de l’arabe, ou du fiqh etc… ce qui est pourtant une chose positive, mais pas au détriment du Quran.
NDLR: le frère ne veut faire culpabiliser personne, il prend énormément de recul et parle en toute humilité vis-à-vis de la parole d’Allah. C’est juste sa manière de nous appeler au bien que représente l’apprentissage du Quran.
Si j’ai quelques humbles conseils à vous donner :
- Je vous dirais d’abord d’être le plus sincère possible, car c’est avec la sincérité que vous verrez votre vie changer, plus vous serez sincère, et plus vous verrez votre quotidien changer, et vous aurez la barakah dans vos affaires, cette sensation vous sera palpable, vous la ressentirez de manière réelle.
- Ensuite, en guise de deuxième conseil, le plus important : fixez vous une MÉTHODOLOGIE. Un programme, un objectif, un planning détaillé jour par jour. Quand il s’agit de préparer un examen, on sait le faire, mais pour le Quran on devient fainéant, qu’Allah nous préserve.
- Enfin, récompensez vous ! Quand vous avez fait une bonne semaine, où vous avez appris vos pages que vous aviez prévu, récompensez vous ! Ça peut être une sortie, un grec, etc…
- Surtout surtout, n’apprenez pas seul. Comme quand on étudie les autres matières, on étudie pas le Quran seul. Trouvez votre cheikh, et avancez avec lui, appliquez ses conseils, rapprochez vous de lui, et respectez le par son statut, car le non respect du professeur est une cause de la non réussite dans le chemin du Quran.
- Pour les récitateurs, nos savants du Quran recommandent des récitateurs pour apprendre, et parmi eux les plus connus : Al hosary, Al minshawi, abdul basit, Al afasy, dr. Aymen suwaid qui sont très bons.
Apprendre selon les récitations de nos chouyoukhs type Al muaqli, ad dosary, shuraim etc… n’est pas optimal pour votre apprentissage, ce sont des récitations de tarawih, qui ne respectent pas toutes les règles de tajwid comme on en a besoin quand on apprend. (Qu’Allah préserve tous ces recitateurs). Ces conseils ne viennent pas de moi, mais de nos savants du Quran.
Alors il n’y a aucune excuse. Vous DEVEZ apprendre le Quran. Souvent j’entends « j’ai pas le temps avec dauphine » ou autre, le temps n’est pas une excuse du tout. C’est Allah qui gère le temps, et Allah nous assure de mettre la barakah dans notre temps si on apprend sincèrement Sa Parole. N’avons nous donc pas confiance en notre Seigneur ?
Personnellement, je suis aussi à dauphine, je travaille beaucoup, et Al Hamdoulilah j’essaie d’apprendre 1 page par jour. C’est vrai qu’au début ça paraît monstre, mais plus on avance, et surtout plus on travaille sa méthode, plus on se rend compte que ça n’est pas tant que ça. Et honnêtement, je trouve que je n’apprends pas assez comparé au temps qu’il me reste à optimiser. Je connais personnellement des gens en médecine qui apprennent 1 hizb par semaine…
Comment ? Avec la méthode, et puis la barakah d’Allah ne s’explique pas.
Un bon programme selon moi, est de se fixer une quantité journalière pendant les 5 jours de la semaine (genre 1/2 ou 1 page par jour ou un peu moins), puis le samedi, on révise tout, et le dimanche (lorsqu’il s’agit du jour du cours) on récite au cheikh.
Constance et discipline, et ça paiera inshaAllah.
Alors foncez, et faites votre planning. Et quand je dis faites votre planning, il doit y avoir écrit au bout d’un moment « khatma » et ensuite « ijaaza hafs » puis « ijaaza warsh » etc… vous m’avez compris.
J’espère que ces conseils vous seront utiles, et ça m’a fait plaisir d’écrire ces quelques paroles.
Qu’Allah nous préserve et fasse de nous des EXPERTS du Quran.
اللّٰه اعلم
(Allahou`alem)
Allah est plus Savant

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