La nature a-t-elle une valeur ?

Pour vous présenter ce sujet j’ai décidé de rimer. Je tenais à faire un exposé poétique

Pour aujourd’hui présenter ce topique.

Et car cette matière est philosophique

Je me dois de définir les mots techniques.

Et si l’on commençait par le second mot du sujet,

Un mot qui nous semble complet mais

En même temps très abstrait

Nature est un terme qui rime avec verdure,

Nature semble exprimer une idée pure

On parle de produits bons, bios et naturels

En on les oppose à ce qui est chimique et à l’artificiel

On parle de nature comme pour désigner ce que Dieu a créé

Ce qu’il a mis à notre disposition sans qu’on ait à le demander

Les apports quotidiens et essentiels sans lesquels on ne vivrait

L’eau, L’air comme pour vivre et respirer

L’herbe, les montagnes, les animaux et leurs espèces diversifiées Qui nous permettent de profiter d’une belle biodiversité

Régulée par un écosystème magnifique et parfait

Une nature rattachée à tort ou à raison à l’environnement

N’oublions pas de dire que c’est le sujet du moment Cet environnement qui a une définition tout aussi compliquée

Mais qui ne nous empêche pas d’y être attaché et de le valoriser

Et en parlant de valoriser, il est temps pour moi de vous parler du dernier mot du sujet

Comment définir la valeur ? Voilà la question à se poser.

Aristote avant moi s’est interrogé sur ce que ce mot signifiait

Il a finit par dire que c’est sur les échanges qu’elle reposait

Si cela vous intéresse c’est dans son œuvre l’Ethique à Nicomaque qu’il l’a expliqué.

Adam Smith et les Classiques pensent plutôt que c’est dans le travail que celle-ci est fondée.

Marx qui partage cette idée spécifiera qu’elle repose sur la quantité d’heures travaillées.

Les néoclassiques comme Jean-Baptiste Say viendront plus tard s’y opposer

Car pour eux, la valeur se trouve dans ce que l’individu est prêt à payer

Les théories de la valeur sont riches et variées

Et une après-midi entière ne me permettrait pas de vous les exposer

Il faut dire que quasiment toutes les écoles de pensée s’y sont penchées.

Il est à présent temps de regrouper les deux termes pour répondre à notre sujet

La valeur de la nature est évoquée dans les livres saints

Car les croyants la voient comme une Grâce divine offerte à l’humain.

Certains ont pensé que Dieu avait assujetti la nature à l’homme qui s’est alors permis de l’exploiter

Mais il paraît difficile de penser que le Créateur ait donné Le pouvoir à l’homme de faire du mal à ce qu’Il a Lui-même crée.

Ces biens qui composent la nature sont plutôt offerts à l’homme pour satisfaire ses besoins

Sans pour autant que celui ci oublie de remercier et d’en prendre soin

Il doit d’autant moins l’exploiter dans la mesure où il pourrait la blesser

Et ne permettrait alors plus à son prochain d’en profiter.

Croyant ou non, de plus en plus de personnes cherchent à mettre en avant l’importance de cette nature en mettant en scène son apport, sa richesse ou l’utilité qu’on peut y trouver

Et parce que l’humain en à ce jour un peu trop abusé

On essaye de montrer ce que la dégradation de celle-ci pourrait provoquer.

Alors comme pour essayer de réparer les dégâts causés

Un tas de formalités ont été mises en place afin de la protéger.

On protège rarement ce qui est de valeur dénué

Alors on peut ici penser que la nature est valorisée. Certains économistes passent du temps à mesurer

La valeur économique de ce bien dépourvu de tout marché

Ils tentent alors d’interroger les gens pour savoir combien ils sont prêts à payer

Payer pour préserver cette nature ou plutôt ne pas la polluer.

Est ce là le prix de la nature ?

Ou est ce que chacun paie selon sa mesure,

Ses revenues et ce que lui évoque cette verdure.

On revient alors à l’idée que la valeur est pleine de subjectivité

Un peu comme les néoclassiques l’avaient pensé.

Car nous somme prêt à payer différemment selon notre utilité.

Personnellement j’aime admirer la nature et méditer,

Méditer sur la beauté d’un arbre penché,

Sur cette fleur qui n’a pas d’odeur mais dont la vue ne peut qu’impressionner,

Sur cette mer immense dont les limites sont effacées, Sur les rivières qui coulent comme pour rejoindre leurs destinées.

Et il me semble que rien au monde ne suffirait pour la préserver

Alors je fais comme je peux pour essayer au mieux de la protéger

Et je profite de cette merveilleuse nature que le Seigneur m’a permis d’observer.

La nature a-t-elle une valeur voilà la question que l’on s’est posée.

Mon point de vue serait de vous dire qu’elle a en a bien une en effet, mais qui est pour moi inestimée.

Et parce que l’être humain à un cerveau pour raisonner

Chacun est libre d’avoir son point de vue sur le sujet.

Je vous ai donné le mien à présent c’est à vous de vous exprimer.

Hind Mrad


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